Dominic Monaghan
▌Welcome to a new DOMinion

 Messages: 181 Date d'inscription: 11/09/2009 Date de naissance: 08/12/1976 Age: 33 Localisation: The City of Angels Etat civil: Célibataire Nationalité: Britannique
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 | Sujet: How to save a life || Defi Rang Lun 21 Sep - 21:44 | |
| Les affres du métier de comédien. Parfois, pour parraître crédible dans un rôle, il fallait savoir, vivre un certains temps dans la peau de son personnage, et rien de tel dans ce cas que de précisement le faire. Voilà pourquoi Dominic se retrouvait enrôler pour une période donnée d'environ 3 mois dans cette caserne, en tant que "bleu", suivant la même formation que les apprentis pompiers de la ville, les futurs vrais soldats du feu. Jusque là, tout c'était relativement bien passé, pas de grosses interventions, bien qu'il soit connu qu'en été les feux dévastateurs poussés par les vents chauds venant du Mexique donnait du fil à retordre aux pompiers, il n'avait eut que des interventions mineures et s'en était plutôt bien sortit jusqu'alors. Mais le point le plus épineux dans l'histoire n'était pas l'épuisement physique et l'attente toujours plus ou moins dans une nervosité fébrile, ne sahcnat jamais quand ils partiraient au feu. Non, ce qui était dur de gérer pour lui c'était sa responsable. Une beauté fatale qui bien qu'elle fut elle aussi pompier, en faisait qu'attiser le feu en lui.
Le plus dur avait été ce fichu cours de sauvetage. La voir se pencher au-dessus de ce mannequin en plastique et lui faire du bouch-à-bouche. Il avait failli en défaillir lui-même. Pas si grave, elle était sur sa lancée, elle aurait simplement troqué le mannequin contre lui, et il en ressortirait gagnant sans nul doute mais il s'était contenu, non sans mal. Et chaque jour qui passait était un interminable supplice. Proximité, relation ambigue de professeur à élève. L'archétype même des fantasmes basiques masculins c'est vrai, mais après tout, c'était un homme non? Alors bon, il se dédouanait de n'être qu'un mec de plus qui se trouvait en proie avec sa libido débordante (ou pas assez dans son cas, depuis sa séparation on ne pouvait pas dire qu'il avait eu l'occasion de beaucoup follâtrer), sans pour autant que celà lui rende la tâche plus facile. De toute manière, cette dernière, répondant au nom de Heather, semblait prendre un malin plaisir de le provoquer. Oh celà restait toujours subtile. Des petits gestes par-ci par-là, des regards, le fait qu'elle lui fasse systématiquement faire des exercices à toutes heures de la journée et de la nuit. Puisqu'évidemment, durant ce stage, il restait parfois de garde à la caserne. Et cette nuit resterait gravée dans sa mémoire. Ils étaient tout deux d'astreinte. Seuls dans cette immense caserne. Nul va sans dire qu'une multitude d'images s'étaient alors bousculées dans son esprit et il avait prier pour qu'une intervention se déclenche. Il en était mal à l'aise, d'en arriver là, à espérer qu'un feu se déclare pour parvenir à se vider la tête et dieu merci, c'était arriver. peu de temps avant la fin de leur garde. Un incendie mineur chez un couple qui avait laissé une théière sur le gaz en allant se coucher.
Aujourd'hui presque toute l'équipe était réunie. Tout était calme...jusqu'à ce que l'alarme retentit, comme toujours très sonore et montrant bien par sa répétition qu'il fallait se bouger, que c'était une urgence, martellant dans les tympans de chacun à chaque sonnerie que des vies étaient en jeu. Habillé en tenue, forcément, Dominin soudainement sentit qu'il avançait sans le vouloir. Il jeta un bref coup d'oeil à ses pieds, pour s'assurer qu'il ne bougeait pas, mais il avançait...sans toucher le sol. Empoigné de part et d'autre par deux armoires à glaces, Trevor et Sketch, mieux connu sous le nom de Douglas, il avançait donc vers le camion sans visiblement avoir son mot à dire. Il avait éteint de petits incendies, rien de flamboyant et d'impressionnant, mais là, l'apelle du central qui était tombé annonçait un feu d'importance 5 dans une résidence, et 5 signifiait que les flammes étaient vives, et qu'il y avait des risques d'explosions et d'effondrements. Sur la route menant jusqu'à la dite résidence, Dominic essayait d'apaiser le maëlstrom de sentiments qui se répandaient en lui. Peur, stress, incompréhension, inquiétude, frustration, angoisse... Il devait entrer dans un rôle, pas y laisser des plumes. Il lui sembla que le temps passait alors bien trop vite, et l'allure du camion lui sembla démentielle. Il se sentait mal, penaud, et idiot en un sens. Mais avant même d'avoir pu faire quoi que ce soit pour se rebeller, exprimer ses craintes, tout le monde quittait le véhicule, lui encore trop hébêté par le choc ne pouvant bouger.
Mais alors il réalisa une chose. Ces gens là mettaient leurs vie au service des autres, souvent de parfaits imbéciles jouant avec le feu sans prendre un seul instant consciente de leur acte, de tout ce qu'ils condamnait par pur divertissement ou malveillance. Son corps retrouva sa mobilité, et il s'en trouva rengaillardit, mû par une force invisible, par ce courage plein d'abnégation qui guidait ces gens. Il se remémora donc tout ce qu'il avait pu apprendre jusque là, toutes les procédures, les gestes à faire pour à la fois s'assurer de sa sécurité mais celle de la personne à secourir. Il descendit du camion attrapa casque et masque et rejoignit le ballet des pompiers déjà au coeur du feu. La chaleur était insoutenable. Les flammes dégageaint une fournaise qui léchait son visage, même protégé par sa tenue et son casque. En quelques secondes à peine il avait sentit toute sa peau se recouvrir d'une couche de sueur et sentait perlé une goutte dans le creu de sa nuque. Mais il fallait agir. Oui, mais faire quoi? Il eut sa réponse presque aussitôt. Il entendit un craquement sourd. Quelqu'un qui frappe contre une porte, celle-ci donnait visiblement sur une pièce en sous-sol, probablement la laverie de l'immeuble. Seul problème, la porte était bloquée par un pan de mur qui avait cédé sous le choc de l'explosion. Il conclua à celà, car un tel trou dans un mur, ça ne se fait pas sous le seul effet de la chaleur. Le poste du concierge avait été la cible. Il courru au dehors, vers le camion pour attraper quelque chose qui lui serve de levier pour ôter au plus vite l'amas de gravas devant la porte, avant que les fumées ne transforment définitivement l'air de la pièce en chambre à gaz. Il sentit aussi ce violent rush d'adrénaline dans ses veines, qui faisait battre son coeur à tout rompre. Et enfin il le vit, un pied de biche. Il le saisit et retourna donc auprès de la porte pour essayer de la dégagée. mais rien ne bougea. Il n'était pas assez costaud. Que faire? Il devait agir vite. Réflechir, posement dans de pareilles circonstances relevait de l'impossible. Il devait analyser ses chances au plus vite. Et il lui apparu que seul il ne pourrait pas y arriver. Il hurla alors, le plus fort possible, le nom de Stevens, un pompier plus âgé que lui, mais surtout plus costaud encore que les deux autres qui l'avaient prit par le bras l'embarquant dans cet enfer. Ce dernier, interpellé vivement redescendit les marches qu'il venait d'entamer et arriva vers Dom, caché par son masque. Il lui fit comprendre qu'il devait l'aider à débloquer la porte et après quelques secondes parraissant interminables, les plus grosses parties des gravas bougèrent enfin. Achevant de les pousser suffisament loin pour laisser sortir la ou les personnes coincées dans la pièce, Dominic avait totalement oublié ce pour quoi et par quoi il s'était retrouvé ici. Pari réussi. Il tenait son rôle.
L'incendie était à présent maîtriser, les autres parachevaient d'éteindre les foyers encore actifs, et lui, assis sur le trottoir d'en face, casque entre ses jambes contemplait le spectacle. Comme totalement lobotomisé, il ne pouvait décoller son regard de cette résidence presque totalement brûlée, qui porterait encore un certain temps les stigmates du feu, comme des cicatrices noires qui témoigneraient de sa souffrance. Il avait sauvé des vies. Ou une. Peu importait le nombre, l'essentiel était ailleurs. C'était un sentiment parfaitement étrange. Car ce n'était pas son métier, lui divertissait les gens, les faisait rire. Eux dans un total don d'eux-même permettaient à des personnes anonymes ou non de continuer à vivre, d'échapper à une fin funeste. Sans jamais jouer les stars, sans jamais s'en vanter, sans jamais s'en plaindre. Ce stage aurait de nombreuses répercutions sur lui, on ne sort pas indemne d'une expérience pareille. Il n'avait jamais été très show-bizz au paravant, vantard ni rien, mais son humilité se trouvait ce soir renforcée, sa vision de la vie aussi. Une vie, quelle qu'elle soit était précieuse. Un nouvel éclairage sur le monde. Monde dans lequel il revint quand un "collègues" s'approcha de lui, agitant sa main devant lui pour le faire revenir sur terre.
« Et ça va bien? Tu m'entends? Rien de cassé? » « Tout va bien Collins, tout va même très bien. »
Collins le regarda en ayant sûrement l'impression qu'il était encore sous le choc, et il l'était mais pas celui auquel le pompier devait penser. Tout relativiser, ne pas croire que tout est acquis, apprendre la vraie valeur d'une vie. Tant de choses qu'il avait apprise ce soir. Il en venait subitement à regretter que son stage s'achève dans moins d'une semaine. Il sourit alors. Si jamais sa carrière d'acteur venait à se terminer précipitemment, il saurait au moins que sa reconversion était assurée. Il se releva, l'esprit tranquille et la tête pleine, rejoignant les autres pour rentrer à la caserne, prendre une douche et retrouver la routine. Enfin pour eux peut-être, pour lui, il savait d'ores et déjà que le sommeil ne viendrait pas, trop de choses se bousculaient dans sa tête pour qu'il puisse fermer l'oeil avant au moins deux jours, ou qu'il tombe de fatigue. |
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