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 God's Behaving Badly {Tournage}

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Kate Beckinsale
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MessageSujet: God's Behaving Badly {Tournage}   Sam 5 Déc - 17:36

God's Behaving Badly

Citation :

Kate se retrouve derrière et devant la caméra pour réaliser cette petite satire de notre société. L'histoire n'a rien d'extraordinaire. Aux temps d'aujourd'hui, les Dieux mènent une vie semblable à celle des mortels, juste dans le paradis. Le problème c'est qu'ils s'ennuient et donc, ils décident de s'amuser un peu en jouant avec le destin d'un homme. Fred Kingsley est un avocat de renom et assez froid quand le hasard veut qu'il se fasse tuer par un piano. Mais arrivé aux portes de l'enfer, les Dieux décident de le renvoyer sur Terre avec une mission, s'il la réussit, il pourra avoir sa place là-haut... Fred se retrouve alors dans la partie d'échec la plus perverse et sadique de sa vie... les Dieux s'amusent en lui mettant des bâtons dans les roues, ce qui engendre certains incidents diplomatiques dans le monde des vivants....

SCENE I

  • ACTEURS

    Dominic Monaghan
    Sophia Myles
    Freema Aygeman
    Hugh Laurel
    Ian Somerhalder

  • Scène tournée

    Dans cette scène Fred meurt et se retrouve aux portes du paradis, plus précisément à son procès céleste. Donc Dom, tu décris une journée normale jusqu'à ta tragique mort par un piano et ton arrivée auprès des Dieux. sophia, Freema, hugh et Ian vous vous ennuyez à mourir, il n'y a pas vraiment de gros poisson à l'horizon jusqu'à l'arrivée de Fred. Chacun de vous va alors lui lire ses chefs d'accusation. La scène s'arrête au verdict et au retour de Fred sur Terre. Si vous avez des questions, postez les dans la fiche complète du film.

_________________

    Undisclosed Desires ■ I want to reconcile the violence in your heart. I want to recognize your beauty is not just a mask. I want to exorcise the demons from your past. I want to satisfy the undisclosed desires in your heart.


Dernière édition par Kate Beckinsale le Sam 30 Jan - 22:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Mar 8 Déc - 11:03

    En se levant ce matin Fred n'avait pas idée qu'il éteindrait du poing pour la dernière fois son réveil. Il y a des jours où l'on fait mieux de rester au fond de son lit dit un célèbre proverbe, maxime qui aujourd'hui traverserait l'esprit de ce jeune avocat arrogant plusieurs fois. Une fois réveillé, il quitta donc son lit, immense pour quelqu'un qui vivait seul, et se dirigea dans sa salle de bains high-tech, les lumières sé déclanchant quand il entra. Il commença donc par prendre une douche, la journée promettait d'être chargée, comme toujours. Sa renommée le précédait et les dossiers s'accumulaient sur son bureau. Ils ne les acceptaient pas tous évidemment, les affaires sordides de divorce ou autres affaires trop banales pour lui, finissaient irrémédiablement toujours à la corbeille, ou bien sûr quand ses honoraires ne pouvaient être payés en temps et en heure. Oui, Fred n'était pas un type bien. Pas selon l'image que l'on se fait d'un type pareil en tout cas.
    Il est arrogant, et il peut se le permettre, c'est un as du barreau. Plaider lui vient naturellement, il a un bagou indéniable, et surtout l'art de jouer sur les mots. Et même s'il se montre chaleureux à la cour, ce n'est qu'un masque pour gagner l'audience et le jury à sa cause, car sans celà, il affiche un masque de froideur absolue, que rien ne semble pouvoir percer. Celà n'étonne donc personne qu'il soit seul, que l'argent qu'il gagne en remportant ses procès ne lui serve en fait qu'à entretenir son train de vie qui colle avec sa personnalité. Un choix de vie comme d'autres après tout, c'est vrai. Il n'a jamais ressentit le besoin de changer, car malgré son comportement on ne peut lui enlever son talent. Mais le karma allait bientôt le rattraper.

    Une fois qu'il eut terminé sa douche, il enfila à la taille une serviette blanche, s'avançant vers le lavabo pour prendre son rasoir et retirer cette fine barbe qui commençait à lui recouvrir le visage. Ses pensées se focalisaient déjà sur son plaidoyer du matin, une grosse affaire, et donc un gros salaire à la clé. Qui irait sûrement payer ses prochaines vacances dans les Maldives. Une fois rendu plus présentable il alla dans sa cuisine pour se préparer un petit déjeûner, équilibré, car même s'il menait une vie effrainée, il tenait à garder une certaine forme histoire de ne pas prématurement devoir se retirer du métier. Et tandis que le café coulait dans sa cafetière dernier cri, il regagnait sa chambre pour se vêtir. Costume noir italien à $1.200, chemise blanche d'un grand créateur, ceinture du même cru et chaussures du même pays, autant vous dire que la moindre tâche le mettrait dans une rage folle, mais il faisait toujours en sorte d'éviter les impairs de ce type.
    Ses trois toasts, oeufs et jus d'orange et surtout son café avalés avec un peu de bacon, il rangea le tout dans le lave-vaisselle déjà bien rempli qu'il ignora totalement en le refermant du pied tout en avançant vers son salon où il avait poser la veille au soir sa malette qu'il saisit avant d'aller dans l'entrée enfiler son trench-coat noir et prendre ses clés posées sur le petit meuble de l'entrée. Parée pour aller bosser, son mug chauffant débordant de café encore bien chaud, il quitta donc son appartement...pour la dernière fois en tant qu'être vivant, citoyen de la planète, en tant qu'âme qui vive. Mais fallait-il y voir le signe du destin? Pas entièrement sûr.

    Arrivant à son cabinet, il ne salua évidemment personne, et alla se barricadé dans son bureau en demandant qu'on ne le dérange que si ses clients arrivaient. Et la matinée défila vite, trop vite. Deux grosses baleines, pardon clients, étaient venus le voir, un d'eux, un promotteur immobilier connu dans tous le pays qui une fois de plus connaissait des problèmes avec une de ses employées qui l'accusait d'avoir les mains bien trop baladeuses, et l'autre, un propriétaire de chaine de restauration rapide qui s'était fait prendre par une inspection de l'hygiène. Peu importait pour lui les raisons, tout ce qu'il voyait au bout c'était son chéque. Et il montrait évidemment pour arrivé à cette fin autant d'entrain à défendre des types de ce genre là. Jouer les avocats du diable, rien de plus excitant pour lui, car comme chacun le sait, le Diable savait être généreux avec ceux qui vendaient leur âme. L'expression était peut-être un peu trop forte, mais il savait que la plupart de ses collègues n'en pensaient pas moins à son égard. Mais peu lui importait qu'on dise ça de lui dans son dos, qu'on le pense vénal et prêt à tout pour de l'argent. Il connaissait ce qu'il valait et c'est là tout ce qui comptait. Jusqu'à présent.
    Au déjeûner, il quitta son bureau pour aller prendre une heure de table, durant laquelle, invité par un ancien client reconnaissant, il se vit donc offrir un restaurant quatres étoiles, alors que les autres se contentaient très certainement d'un sandwich fait par leur femme ou de dieu sait quel autre repas bas de gamme. A ses yeux donc, rien à leur envier à ces gens là qui se contentaient de médiocrité quand ils pouvaient visés les sommets. Une fois de retour au cabinet, il se boucla une fois de plus dans son bureau, affairé à trouver les plus petits détails sur les plaignants adverses, un travail presque de reporter de journaux à scandales, qu'il défendait aussi très souvent ironie du sort. Oui, il fallait savoir sans aucun remords fouiller dans le passé, les habitudes des gens, en tirer à sa guise les éléments qui joueraient en sa défaveur pour s'assurer la victoire au procès. Il citait souvent ce proverbe "en guerre comme en amour, tout est permis". Et il envisageait chaque procès comme une bataille determinante dans l'issue de sa guerre. Et en fin stratège, il ne s'était jusqu'à lors jamais heurter à une défaite. De quoi lui laisser croire que rien ne pouvait lui résister quand il s'agissait de plaider devant une cour.
    Et après un coup de fil surprise, il sentit le frisson d'excitation habituel lui parcourit l'échine quand il raccrocha le combiné, après s'être entretenir avec un nouveau client qui promettait de le payer grassement s'il arrivait à le tirer d'affaire. Evidemment, il acceptait aussi d'autres cas, moins prestigieux, qui défrayait moins la chronique, car aussi froid soit-il, il avait tout de même encore quelque part, un reste de conscience en lui. Mais caché derrière tellement de défauts qu'elle se trouvait immanquablement toujours étouffée. Mais bientôt tout allait changé. Le fameux client sus-nommé lui donnait rendez-vous dans l'heure qui suivait dans un bar d'un hôtel prestigieux. Il se hâtait donc de sortir, enfilant sa veste et prenant sa malette avec empressement, pour quitter les lieux. Dans l'ascenseur qui le menait en bas, ils en surprit plus d'un en les saluant pour une fois. Non il n'était pas malade, mais ravi tout simplement, et il lui arrivait donc parfois de montrer encore une infime part de bonté et de politesse. En posant le pied hors de l'ascenseur après avoir entendu raisonner le "bing" habituel signifiant aux occupants que les portes venaient de s'ouvrir, il sortit le premier, mais à quelques pas de la sortie, il consulta son portable, dernier cri évidemment, puis sortit enfin du bâtiment, attendant à quelques mètres de l'entrée que la voiture promise par son client arrive. Mais il ne vit jamais la limousine arrivée et se garée à proximité. Une ombre s'étendait déjà autour de lui, grandissant bien trop rapidement pour qu'il puisse l'imputait à un nuage passant dans le ciel ou à toute autre chose pouvant expliqué cette soudaine obscurité. Relevant la tête, il aperçu alors l'espace d'une seconde la volumineuse silhouette d'un piano lui arrivé droit dessus. Un cri résonna dans ses oreilles, qui n'était pas le sien, sa gorge se serrant bien trop pour qu'il puisse produire un son et une seconde plus tard, l'obscurité devint totale.

    Et peu après la lumière. Totale elle aussi, éclatante, d'une pureté qu'il n'avait jamais encore vu. Il se relevait péniblement, ne sachant s'il devait mettre ça sur le compte de sa mort douloureuse et fulgurante ou sur le choc en lui-même de réaliser sa propre mort. Il n'en revenait toujours pas, ce n'était qu'un mauvais rêve, il allait se réveiller ensuite en se maudissant d'être aussi idiot pour rêver pareilles choses, et surtout de ne pas avoir pour éviter tout ça, prit le soin d'avaler un demi comprimé de somnifère saupoudré d'un bon verre de scotsh avant d'aller se coucher. Mais les secondes s'égrainaient et rien ne changeait. Il était toujours là, dans son costume, seul dans ce nuage vaporeux. La paradis? Il n'aurait jamais cru arrivé là, car il savait ce qu'il avait fait dans sa vie, son comportement n'avait en rien celui d'un saint, il en était conscient mais n'avait jamais rien fait pour que celà change d'un iota. Mais évidemment, il n'était pas encore au bout de ses peines pour aujourd'hui, bien au contraire
    .

    « Hey ho, y a quelqu'un? HEY HO! », lanca-t-il dans le vide, maugréant déjà comme un gamin impatient qui ne tolérait pas qu'on le fasse attendre de la sorte.
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Mar 8 Déc - 22:58

    Le jardin d'Eden, l'endroit le plus prisé des humains en fin de vie, tous voulaient gagner leur vie dans cet endroit et pour il n'avait rien du paradis décrit, les Dieux eux-mêmes n'avaient rien à voir avec l'idée que les humains s'en faisaient et l'immortalité n'arrangeaient pas non plus leurs affaires... Oui, les Dieux s'ennuyaient. Ils étaient quatre à représenter la Justice Divine qui permettait aux âmes de gagner le paradis... Forrel, le Dieu de la Terre qui détestait les humains au point de les considérer comme des êtres inférieurs complètement inutiles, Arman, le Dieu de l'air, Efilide, la déesse du feu mais, également la seule personne a donné le verdict fatidique et enfin Salhïde, la Déesse de l'eau. Bien qu'elle soit la plus compatissante de tous, cette dernière était trop influençable et c'est donc tout naturellement qu'elle se prêta volontiers à leur nouveau jeu.

    La journée s'annonçait particulièrement banale, les âmes se suivaient et se ressemblaient toutes, c'était d'un ennui tel que les Dieux prenaient beaucoup de plaisir à étudier ceux que la faucheuse venait chercher mais, même là, le motif de la mort manquait cruellement d'originalité... Peut-être devraient-ils songer à accueillir un scénariste parmi les anges de la mort histoire d'avoir un peu plus d'action et pourtant, aujourd'hui ils allaient être servis ! En effet, les Anges pointaient du doigt un certain avocat et bien vite, les Dieux se mirent à épier ses moindres faits et gestes. Salhïde n'aimait pas vraiment ce genre de spectacle mais, influencée par les autres, elle n'eut d'autres choix que d'observer la scène avec impuissance pendant que les trois autres s'en délectaient sûrement dans leur coin. Ils avaient prévu quelque choses le concernant mais, comme à l'accoutumée, Salhïde était toujours la dernière prévenu à cause de son côté un peu trop fleur bleue aux yeux des autres et qui la rendait faible d'une certaine manière. La déesse de l'eau avait créer une sorte de miroir qui permettait de voir ce qu'il se passait dans le monde d'en bas et c'est avec horreur qu'elle vit l'immense piano s'écraser sur cet homme qui ne s'attendait sûrement pas à mourir d'une manière aussi sordide. La Déesse de l'eau plissa les yeux, sur son visage était peint une moue douloureuse et elle laissa échapper un « Outch ! » avant de détourner le regard.

    Quelques secondes plus tard, le corps de Fred apparut au beau milieu de la salle Divine... Salhïde n'eut aucun mal à sentir la présence de cet humain. Doucement, la Déesse quitta le nuage sur lequel elle était assise et qui faisait office de canapé. La Justine Divine devait se rassembler pour donner son verdict le concernant et chacun devrait lui lire au moins un chef d'accusation. La Déesse ouvrit la porte tandis qu'une clarté aveuglante entourée sa silhouette féminine et élancée, les autres portes ne tarderaient pas à s'ouvrir. Sans un mot pour Fred, Salhïde prit place devant son pupitre, attendant que les autres la rejoignent.
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Mer 9 Déc - 16:43

Un jardin , gardé par un portail doré , remplit d'arbres et de tous les plaisirs . Voilà ce que les humains considérait comme le Paradis . Pour Efilide celà était bien stupide . Elle s'ennuyait à mourir dans ce paradis , les morts n'avaient rien d'extraordinaire à raconté aux Dieux . Si bien que la Justice Divine soupirait à chaque demande pour atteindre le paradis . Et c'était bien sûr à Efilide , Déesse du Feu , que revennait le verdict . Paradis ou pas Paradis ? Le seul intérêt que pouvait trouver la déesse était l'adrénaline présente une ultime fois dans l'esprit humain une fois le moment de prononcer ce verdict . Elle se faisait d'ailleurs souvent languir . C'était la son petit plaisir que de voir ses etres mortels et impuissants avoir un instant bref mais intense de stress .

Encore une fois , la Justice Divine aurait le droit à une journée des plus ennuyante . Efilide allongée sur un nuage teinté de rouge chaud , car c'était sa couleur favorite , faisait tourner entre ses doigts une mèche de ses cheveux . Elle soupira d'ennui lorsqu'elle entendit l'affolement des anges qui vennaient la prévenir qu'un nouvel humain était arrivé au purgatoire . D'un second soupir elle descendit de son nuage et regarda à travers une flamme la scène cruciale pour le pauvre petit humain qui l'attendait dans la salle du Verdict . Un piano qui tombait sur un avocat vil et idiot . Efilide rit de cet scène . Si les autres morts étaient ennuyante celle là était la plus stupide . Encore les suicidés avaient des raisons pour plaider leur mort prématuré . Celui-ci bien qu'avocat allait sembler bien ennuyeux mais surtout très idiot . Efilide se dirigea vers la Salle du Verdict , sur son chemin elle entendait les anges excités par l'arrivée d'un nouvelle humain , ceux de la mort semblaient ravis de leur prise . De toute façon dans un monde d'idiot , ils ne peuvent avoir que pour fierté d'avoir attraper le pire d'entre eux . Se dit la Déesse . Elle arriva devant une grande porte marbré et sans plus attendre entra . Elle vit à quelque pas d'elle même Salhïde , qui était divinement son opposé ; La jeune Déesse de l'Eau pouvait être aussi douce que Efilide était impatiente . Elle s'approcha rapidement de son consoeur et s'installa à son pupitre . Elle n'adressa aucun mot à Fred et se contenta de poser son regard sur lui . De par ce regard Efilide voulut lui montrer à quel point il l'ennuyait déjà . MAis cet idiot ne sembla pas le remarquer . La Déeesse du Feu attendit impatiement les autres membre de la Justice Divine .Efilide inspecta la salle , il manquait Forrel et Arman à l'appel . Les petits chuchotements des Anges commençaient à l'agacer . Un nouvel humain et alors ? C'est parce qu'il est en costume celui là ? L'attente de ses condisciple lui semblait interminables . Mais malgré son caractère impatient et sa volonté de régler cette affaire elle même et au plus vite , Efilide attendit les deux autres Dieux et en particulier Forrel , qui était peut être le seul qu'elle écoutait . Quand à Arman le Dieu de l'Air , sa présence n'était pas indispensable tout comme celle de Salhïde .Néanmoins les règles étaient convenus entre les quatres Dieux . Ils se devaient d'être tous présents pour le Verdict . Le seul atout que trouver Efilide à cette règle était l'éventuel débat qui pouvait arriver entre les Dieux , mélant colère et désabrobation , et qui surtout réchauffer l'ambiance de cette salle froide qui faisait office de Purgatoire . En effet Efilide aimait la chaleur , la colère , et la rapidité . Elle aimait ce qui était bref mais intense .
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Jeu 10 Déc - 21:54

    Pour les êtres vivants, la banalité a quelque chose de rassurant. Chacun y va de son petit train de vie, chacun organise les choses comme bon lui semble et chacun s’habitue à tout ça. Le problème survient avec les habitudes. Au jour le jour, tout devient tellement banal, tellement ordinaire qu’on s’en lasse et qu’on s’ennuie.
    Les humains moins vite que les dieux, bien sûr, leur espérance de vie n’étant pas vraiment comparable, mais les dieux aussi s’ennuient un jour ou l’autre. Et quand ça commence…

    Forrel avait depuis longtemps pris le pli de l’ennui. Il râlait et pestait facilement, s’emportait pour un rien, cherchait à tromper son ennui de mille et une façons, sans jamais y parvenir vraiment. S’il y avait bien un fléau qui l’avait saisi depuis des siècles et des siècles, c’était celui-là. Le dieu de la Terre, blasé et aigri, n’éprouvait plus aucune passion véritable et sa morosité avait tendance à empirer avec le temps. Autant dire que ce n’était pas folichon.

    Avant, ce n’était pas la même chose. Il y avait eu tellement de possibilités au fil de l’existence ! Et Forrel s’était bien amusé plus d’une fois à fomenter de charmantes petites catastrophes qui passaient pour naturelles aux yeux des humains. Éruptions volcaniques, tremblements de terre, sécheresses, infertilité du sol… C’était le bon temps. Le Dieu de la Terre et la Déesse du Feu s’étaient alliés plus d’une fois pour ces petites sauteries et, assurément, ils avaient eu là des occasions en or pour faire de grandes choses.
    Le Dieu de la Terre n’aimait pas les humains. Pire, il les détestait et faisait tout pour les faire souffrir, parce qu’ils détruisaient l’environnement, mais aussi parce que les êtres humains sont aussi insignifiants que des pucerons et que passer ses nerfs sur plus petit et plus faible que soi était toujours plus marrant que d’avoir à se mesurer à son égal.

    Forrel avait commencé sa vie par le plus grand malheur qui pouvait lui arriver : conçu par un Dieu, il est né d’une humaine. Au début, bien sûr, cela ne l’a pas trop dérangé, mais cette existence-là, il préférait l’oublier pour ne pas biaiser ses jugements et décisions. Ce qui comptait, c’était ce qu’il y avait eu après ces débuts. Les événements en eux-mêmes étaient assez flous dans sa mémoire, et tant mieux. Forrel était devenu un Dieu à part entière en renonçant à la partie humaine de lui-même, une partie qui le dégoûtait profondément. Alors commença la vraie vie, une existence supérieure qui avait fait de lui ce qu’il était aujourd’hui : un Dieu revêche et nerveux, ne reculant devant rien pour faire souffrir la désolante humanité qui peuple la Terre.
    Lorsque l’être humain avait commencé à dominer la terre, à la cultiver et à s’en servir comme matière première, le tempérament sulfureux du Dieu s’était réveillé et avait réclamé vengeance. Cela remontait bien loin, mais Forrel avait la rancune tenace et chaque geste de l’homme envers la terre lui semblait néfaste et dangereux. Alors, il voulut agir.
    Ça avait commencé par de petits jeux, pour ainsi dire : un tremblement de terre par ci, un effondrement par là… Il y avait bien longtemps, il avait même fomenté avec Efilide un magnifique feu d’artifice du côté de Pompéi. Le résultat fut probant et Forrel décida qu’il apprécierait la déesse du feu aussi longtemps qu’elle aurait l’esprit aussi ravageur.
    Et au fur et à mesure que l’homme utilisait sa prétendue intelligence pour détruire la Terre, Forrel enrageait de plus en plus. Il provoquait des séismes aussi bien sur terre que sous les océans, créant des raz-de-marée incontrôlables dans lesquels périssaient bien des humains.

    Le but était toujours le même : servir sa vengeance personnelle et purifier la Terre en la délivrant de la lie qui la peuplait.

    Or, lorsque les anges se mirent à donner l’alarme indiquant la venue d’un de ces imbéciles de bipèdes insignifiants pour un jugement, Forrel songea d’abord à ne pas se rendre à ce jugement. D’abord parce que, de toute façon, comme d’habitude, Salhïde-la-gentille et Arman-le-docile allaient laisser ce déchet rejoindre le paradis sous prétexte que…


    "Oh bien sûr, il n’a pas été parfait, mais on fait tous des erreurs, non ?"

    La phrase avait jailli, précise et légère comme une plume, des lèvres pincées du Dieu qui imitait la Déesse de l’Eau en minaudant de manière assez juste quoiqu’un rien exagérée. Puis, le Dieu rit. Un rire froid et redoutable, un rire ressemblant presque à une suite de petites explosions de haine et de mépris. Jamais il ne parviendrait à se montrer aussi diplomate que sa collègue aquatique. Quant à l’aérien toujours dans la lune, ce n’était même pas la peine d’y songer. Sauf s’il y avait la possibilité de le faire s’intéresser à quelque chose. Et c’était un défi que Forrel ne voulait pas relever pour l’instant.

    Alors, il songea à Efilide. La Déesse au caractère enflammé et brûlant, la sulfureuse Divinité… La collègue préférée du Dieu de la Terre, celle avec qui il s’entendait vraiment, celle avec qui il pouvait s’amuser pour de bon. Pouvait-il la laisser seule avec les deux autres mollusques. Son devoir était d’être présent et de se montrer digne de ce à quoi elle pouvait s’attendre avec lui. Oui, il fallait qu’il soit là.

    La décision prise, il ne fallut plus que l’exécuter. Le Dieu de la Terre se leva de son fauteuil de jais et poussa un soupir de lassitude avant de se mettre en route pour la Salle du Verdict. C’était bien pour Efilide qu’il venait. Il se fichait pas mal du reste. D’ailleurs, il n’hésita pas une seconde à balancer une gifle à l’ange qui le suivait, histoire de le faire taire et de l’envoyer voir ailleurs. Tout ce qui pépiait, minaudait, gazouillait, chantait ou babillait le mettait hors de lui. Il n’aimait pas toutes ces manières et préférait de loin le silence et la solitude.

    Arrivé au lieu du jugement, Forrel entra, tête haute et regard glacial. Il ne vit même pas le nuisible présent et alla rejoindre sa place, entre les sièges de Salhïde et d’Arman. Il s’installa et soupira de nouveau, las et sans aucune envie d’avoir à juger encore un humain. Ça irait tellement plus vite de tous les exterminer !
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Sam 12 Déc - 23:57

    Arman avait été en grande conversation avec Einstein, concernant une nouvelle théorie. Il n'était pas rare de le voir avec des imminents scientifiques et littéraires morts depuis bien longtemps. Mais il avait besoin d'être entouré avec des gens qui avaient un tant soit peu de son intelligence. Les autres Dieux étaient très limités, Salhïde était ennuyante, Forrel lassant et Efilide...on ne pouvait mener une discussion normale avec une soeur sadique mythomane et psychopathe. O que non. Alors Arman, piégé dans sa culture et son savoir vivre, cherchait un semblant de refuge dans les morts du paradis. L'élite en somme. Mais il ne pouvait trouver sa satisfaction. Vivement que Morgane meurt, qu'il ait enfin quelqu'un avec qui partager le restant de l'éternité avec quelqu'un qui le comprend.

    Sa disucssion fut interrompu par cette effervescence qu'il y avait à chaque fois qu'il y avait un jugement dernier. Il se demandait bien pourquoi que ce soit mortel ou immortel, le monde des cieux était donc si intéressé et impatient par une exécution. Mais d'un autre côté, il fallait bien de la distraction. Plus c'était intelligent et bon, plus ça aimait la barbarie et la cruauté. Lui était bien sûr au dessus de tout ce tralalala. Cela l'ennuyait plus qu'autre chose d'assister à ce genre d'audiance. De toute façon, ce serait encore un 2 pour et 2 contre, et sa chère soeur trancherait à nouveau. Il s'en foutait, mais pourquoi encore faire un jugement dernier, si on jugeait sur la tête du client que par vengeance ou par simple envie de s'amuser. Mais mener un renversement du pouvoir n'était pas le but d'Arman, du moins pas encore. Quand il jugerait sa soeur inapte d'être le juge principal, il le ferait savoir et comme il était intelligent, il saurait trouver les bons mots pour convaincre même ce vieux Forrel.

    Pas de bonjour pour les deux Déesse, pas de courtoisie. On n'a pas de courtoisie pour les Dieux, ils sont bien trop hypocrites pour cela. Il s'assit à son pupitre et regarda le dénommé Fred. Enfin Fred selon le chuchotement des anges. Diable que c'était bruyant tout ce chuchotement. Même quand il faisait souffler le vent, cela n'était rien comparé aux commérages. Apparemment il n'avait pas besoin de compte rendu divin. Il suffisait d'écouter les anges. Accident de piano...intéressant...ce n'était pas tous les jours qu'on entendu un truc pareil. Enfin...c'était même drôle si on y pensait. Arman ne put s'empecher de sourire. Il avait du goût celui là. mort en musique...dommage que le piano ait eu plus de valeur que sa vie. Rien que pour avoir détruit une oeuvre d'art , il méritait d'être exclu du paradis. Impatient que cela se termine, Arman attendait. Monsieur Forrel était encore en retard. Et au vue de ses soupirements à son arrivée, il avait sans doute pas envie d'être là.


    "Continue de soupirer Forrel...peut-être qu'un jour cela aura l'impact des miens sur tes pauvres arbres..." murmura-t-il

    De la provocation...ce n'était pas rare. Arman toussa, tout à fait par hasard bien entendu. Et tout à fait par hasard, il y avait un feu de forêt au sud de la France et oups il venait d'être amplifié par un coup de vent...comme cela était regrettable.
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Lun 28 Déc - 19:25

    Tout celà n'avait aucun sens, non aucun. Il avait beau retourner cette scène mille fois dans sa tête, qui mourrait écrasé par un piano mis à part les types comme George Clooney? Il se serait vu tué par un ancien client mécontent, par une victime d'un salop qu'il avait défendu et réussi à faire relâcher. Mais mourir comme ça, aussi....stupidement, aucun autre mot ne lui venait à l'esprit mis à part celui-ci et là on peut dire qu'il aurait bien en effet deux mots à dire quand à sa façon de quitter cette terre. Il commençait à s'impatienter quand enfin quelqu'un daigna arrivé, lme léger bourdonnement de voix devenant plus aigu encore. Il grimaça, puis il l'aperçu. Une femme, très jolie, entourée d'un halo lumineux, et une aura douce.

    Oh bon sang, c'était donc vrai. Ces foutaises de jugement divin, avec comme dans le culte égyptien, la pesée de l'âme et tout ce simulacre déstiné à estimer si le défunt pouvait rejoindre ou non le paradis. Si sa mémoire était bonne, il y avait 4 juges, un par élément. Il était avocat, c'est vrai, plaidoyer n'était pas quelque chose qui le dérangeait, mais défendre sa cause...ca c'était une autre affaire. Il n'agissait pas réellement mal, pas aux yeux de la loi en tout cas, mais autrement, oui, c'était un salop. A bien des égards, il ne s'en défendait pas, c'étai sa façon d'être. Il ne savait pas être autrement, c'était aussi simple que ça. Il n'avait même pas réellement de souvenir d'avoir été autrement. Ce n'était pas un sentimental, pas quelqu'un qui se complaisait dans le passé, lui voyait l'avenir, et les profits surtout. Vénal? Un peu, il était comme beaucoup au départ, poussé par une vocation, l'appât du gain était venu par après.
    Le défilé se poursuivit. Une autre femme arriva, mais son air arrogant, que tout semblait lasser au plus haut point ne donnait pas réellement envie de s'intéresser à elle, c'était le genre de femmes qu'il ne supportait pas, se croyant irrésistible, hautaine, et meilleure que tout le monde. Puis elle semblait le mépriser, il n'était pas le genre à tendre l'autre joue, il préférait plutôt opté pour le "je t'aime moi non plus". Et un homme entra à son tour, il semblait rêveur, ou en tout cas il avait l'air ailleurs et enfin après toute cette attente, le quatrième arriva, celui-ci aussi le parfait opposé de son prédécesseur. Ca promettait.

    Mais bon, une partie de Fred espérait toujours qu'il allait se réveiller en sursaut, en nage dans son lit, se blâmant d'avoir une nouvelle fois un peu trop forcé sur son verre de bourbon avant de se coucher ou de ne plus à l'avenir combiner son sommnifère avec son verre habituel d'alcool. Il ferma donc les yeux, quelques secondes, serrant les poings, mais quand au bout de dix secondes, rien ne se produisait, il rouvrit un oeil, résigné. Il se tourna légèrement, pour les aperçevoir tous quatres dans son champ visuel. C'était étrange, fascinant, et complément surréaliste en fait, sa présence ici relevait de l'énigme, beaucoup de gens sur terre seraient bien heureux d'être là, pour balancer un grand "JE LE SAVAIS!" vengeur, mais bon, c'était bel et bien lui qui se retrouvait là. Et la nouvelle ne le réjouissait pas plus que ça.
    Il défigura les quatres personnes installées devant lui derrière un haut pupitre, rendant tout ce simulacre de procès encore plus mélodramatique et impressionnant, mais il ne s'en laissait pas impressionné outre mesure, il avait l'habitude de plaider devant des salles entières, parfois avec des caméras braquées sur lui, il savait donc géré ce genre de choses. Il soupira après avoir inspiré profondément puis se lanca. Vu qu'aucun d'eux ne semblait vouloir se décider à le faire...


    « Bonjour, je pense que je n'ai pas besoin de me présenter, vous avez mon dossier sous la main, j'espère simplement qu'il est un peu moins épais que celui de certains autres. »

    Oui, même là, Fred usait de sa verve naturelle pour répondre. C'était ainsi, on ne le changerait plus, et puis de toute façon, qu'il leur léche les bottes d'emblée ou pas ne changerait sûrement pas l'issu de tout ça, alors bon, autant être fidèle à soi-même jusqu'au bout!
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Lun 28 Déc - 20:14

Le reste des Dieux les rejoignirent . A Salhïde s'ajoutèrent derrière la Déesse du Feu, Arman le Dieu de L'air toujour entrain de rêver , s'il n'avait pas été aussi attaché à ces petites théories de la science et ses discussions avec les savants , Efilide aurait aimée qu'il soit un confrère sur qui on pouvait s'appuyer . Mais trop attachée à la science il lui était inutile , il s ne se haissaient pas , il trouvaient simplement leur présence respective inutile et stupide .Sa consoeur ? LUne âme trop pure et trop douce pour gouverner , Efilide trouver légitime de faire le lien avec une humaine éprise d'un homme qui passe son temps à rêver ! A l'amour humain quelle sornette ! Forrel lui seul semblait interressant et ensemble ils pouvaient tenir une discussion sérieuse aux yeux d'Efilide , quoique souvent méle de projets sadiques sur les humains .

Quand Fred leur fit d'emblée son petit monologue d'avocat, Efilide ne put s'empecher de soupirer . Elle regarda tourà tour ses confrères et sa consoeur . La déesse du feu espéra que les Dieux ne se laisseraient pas baratiner par son lêche bottes de plaidoyant . Il se croyait où celui là ? Il pouvait bien parler , Efilide aurait le dernier mot , autant le laisser gaspiller sa salives si celà plait aux autres . Efilide regarda les diverses gravures qui décoraient la Salle . Quand enfin Fred finit sa phrase , elle lui répondit tout de suite .

Bien sûr que nous savons ! Fred Kingsley, grand avocat et blablabla et blablabla... Mais ce n'est pas ça qui compte pour faire pencher la balance !

Efilide désigna du doigt une balance près d'elle symbole de la justice suprême .

Défendre les autres et une profession tout à fait honorable mais laisser des criminels en liberté c'est une autre chose .

Bien sûr on aurait pu penser que le début de phrase de la déesse, qui pouvait sous entendre un compliment quand à la nature de la profession de Fred, était assez surprenant . Efilide faire un compliment ?!!! Simplement une figure stylistique pour appuyer ses arguments contraire . Reculer pour mieux sauter comme dise les humains...

Vous voulez peut être une petite liste des ordures que vous avez remis en liberté ? Juste par vos mots !

Le regard d'Efilide fut plus perçant, elle fixa Fred . San hatitude completement opposée à celle que la déesse avait optée précédemment . Un vrai paradoxe ou plutôt un retour de flammes serait plus approprié pour la Déesse .

A votre place je n'oserai même plus en placer une !

Ces dernières paroles d'Efilide furent presque sifflées . Mauvaise et méprisante auraient été deux parfaits adjectifs pour définir la Déesse à cet instant précis .
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Lun 28 Déc - 20:43

    L'entrée de Salhïde avait précédé celle de Efilide, Forrel et Arman qui ne tentèrent même pas de cacher leur profond ennuie pour les audiences divines qui se suivaient toutes... et se ressemblaient toutes également, contrairement à ce fameux dicton. La Déesse de l'eau semblait être la seule à faire preuve d'un tant soit peu de courtoisie et de compassion à l'égard de ce pauvre humain bien qu'elle ne pipa aucun mot tant que les autres Dieux n'étaient pas tous rassemblés ce qui fut le cas quelques minutes plus tard, ou quelques heures, impossible à dire parce que le temps était une notion étrangère au Paradis ce qui ne semblait pas être le cas de l'ennui en revanche. Une fois tout ce beau monde réunit dans cette vaste salle dont on ne semblait pas voir le fond, Salhïde jeta un coup d'œil à ses « collègues ». Elle n'eut aucun mal à percevoir la profonde lassitude du Dieu de la Terre qui ne se gêna pas pour le manifester, l'arrogance de la Déesse du Feu et quant à Arman... Il se cachait bien d'afficher une quelconque expression mais, Salhïde le connaissait bien, peut-être moins que Efilide cependant, elle en savait assez de lui pour se préparer à ce qui allait suivre.

    Ce fut le Dieu de l'Air qui fut le premier à ouvrir la bouche, il pouvait bien se le permettre parce qu'il était le frère de celle qui tranchait mais, comme à chaque fois, ses phrases étaient ponctuées d'une petite touche d'humour personnelle et qui visait un membre de la Justice Divine. La victime du jour n'était autre que Forrel et Salhïde dû reconnaître qu'il avait parfaitement raison, le jugement de ce dernier était obscurci par la vision qu'il avait des mortels. La Déesse de l'Eau voulu pousser un long et las soupir mais, elle n'avait pas vraiment envie d'entrer dans un conflit quelconque avec Arman, qui, bien que Efilide soit sa sœur, tenait toujours avec Salhïde la plupart du temps même si elle avait cru à un moment que ce dernier s'était amusé à provoquer un tsunami. Cependant, Forrel en avait été à l'origine parce qu'un séisme d'une forte magnitude avait causé ce ras-de-marée géant. Dans un sens, le fait qu'il se tienne plus du côté de la Déesse de l'Eau n'était pas une bonne chose parce qu'ils n'arrivaient jamais à se départager et à trouver un terrain d'entente bien que Arman trouvait toujours de quoi donner matière à réfléchir avant de prendre une décision trop hâtive et d'interdire l'entrée d'une nouvelle âme dans le jardin d'Eden.

    Pendant tout ce temps, l'humain se tenait devant les Dieux et aucun d'eux ne daignaient planter ses yeux dans les siens et lui expliquer où il était et ce qu'il faisait devant deux hommes et deux femmes, en apparence, plantés devant un pupitre qui représentait par un symbole les quatre éléments auxquels ils étaient chacun associés. Ce fut Salhïde qui posa ses yeux en premier sur lui pendant que les autres se défiaient du regard tandis que Efilide attendait impatiemment que l'audience commence pour user de son influence et peut-être jouer un peu avec les nerfs de ce pauvre défunt dont le regard était d'une pigmentation identique à celle que la Déesse avait choisi pour les Océans, ce qu'elle trouvait particulièrement touchant. Elle cligna plusieurs fois des paupières tandis que les commissures de ses lèvres s'étirèrent en un magnifique petit sourire rêveur, soulignant ses joues légèrement rosies, c'était un manège que les trois autres connaissaient par cœur, Salhïde était toujours celle que les humains ne craignaient pas d'approcher, d'aborder ou simplement de regarder dans les yeux parce que son regard était rassurant, proche de celui d'une mère envers son enfant et d'ailleurs, elle soutenait les humains autant que Forrel pouvait les dénigrer. Ceci dit, ce dernier modérait certaines de ses paroles devant la Déesse de l'Eau, parfaitement conscient que sans son intervention, ses chers petits arbres ne se développeraient pas aussi bien. Elle se demandait si justement, son aversion envers les humains n'étaient pas dû à tous ces arbres qu'ils détruisaient pour en faire du papier ou d'autres usages qu'il trouvait parfaitement inutile mais, que ne trouvait-il pas inutile ? Telle était la question.

    Finalement, l'humain daigna ouvrir la bouche et la déesse devait bien admettre qu'il avait de l'humour. Ce fut à Efilide « d'ouvrir le bal », cela variait en fonction de l'humeur de chacun et dernièrement, c'était souvent elle qui commençait à parler aux humains, son tempérament explosif les remettait bien souvent à leur place. Une fois qu'elle commençait, il était impossible de l'arrêter mais, en général, lorsqu'elle terminait une phrase son ton était encore plus sec et méprisant que d'ordinaire. Malheureusement, Efilide n'avait pas été très claire alors Salhïde se chargea de lui apporter quelque petit éclaircissement.


    « Monsieur Fred Kingsley, vous comparaissez ce jour, devant la Justice Divine suite à votre mort accidentelle, causée par un piano alors que vous veniez tout juste de quitter votre travail. Paix à votre âme, vous étiez... presque... un bon mortel. Cette audience a pour but de valider ou non le passage de votre âme au Paradis, espérons que vos talents d'avocat vous seront utiles pour plaider votre cause et vous réussirez à nous convaincre. La présence des Dieux de la Terre, de l'Air, de Feu et l'Eau étant nécessaire lors de ce purgatoire. » dit-elle en jetant un coup d'œil à ses voisins de pupitre, un petit sourire malicieux aux lèvres.

    A leurs côtés, un ange était perché sur un nuage, muni d'un parchemin et commençait à griffonner les premières bribes de paroles, lui aussi semblait en avoir assez de cette monotonie, encore heureux qu'ils ne soit pas atteint par l'arthrose, depuis le temps qu'il écrivait pour eux !


    « En ce qui concerne le deuxième chef d'accusation, je citerai uniquement un passage des dix commandements : « Tu ne commettras point d'assassinat. » dit-elle, laissant à ce dénommé Fred le soin de faire le tri dans ce qu'elle venait de dire, aussi brève l'accusation était-elle avant d'ajouter. « Vous avez peut-être rendu la liberté aux criminels mais, vous avez contribué à envoyer de pauvres innocents dans le couloir de la mort. D'ailleurs, ce n'est pas aux Juges de décider de la mort de quelqu'un. »
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Lun 28 Déc - 23:21

    Arman avait osé… il avait critiqué le soupir du Dieu de la Terre et essayait de le tourner en ridicule. Forrel le foudroya du regard. Comment osait-il lui tenir de tels propos devant un humain ? C’était le comble de la mauvaise foi. Mais le Dieu terrestre n’allait pas laisser passer cela sans réagir. Se tournant vers le Dieu de l’Air, il lui dit, sur un ton égal :

    "Pauvre Arman… Tu voudrais être ironique, mais tu arrives seulement à être sarcastique, mon vieux… Et entre les deux, il y a la même différence qu’entre un rôt et un soupir."

    Ce n’était que constat. De la part du Dieu de Gaia, il ne fallait pas chercher midi à quatorze heures. Il n’était pas du genre à se laisser faire, même si l’insulte n’en était pas une. Arman était un Dieu idiot et ses propos qu’il voulait pleins d’humour n’étaient jamais que de pâles copies de ce que pouvait faire sa sœur.

    Et tout à cet incident de parcours, Forrel n’écouta que d’une oreille ce que disait l’avocat.

    La mort des humains était toujours fade, autant que leur vie, en réalité. Forrel détestait voir vivre les hommes mais il n’aimait pas plus les voir arriver ici. Et celui-ci, orgueilleux avocat, digne représentant de la bassesse typiquement humaine et de tous les vices les plus cachés, était bien de ceux pour qui le dieu de la terre n’aurait jamais – mais alors jamais – la moindre petite tentation de pitié ou de pardon.
    Pour le moment, Forrel jaugeait l’intrus. Car c’était bien un intrus : un humain chez les dieux n’était jamais autre chose que cela, un indésirable, un importun insecte bourdonnant dans les oreilles.

    Toujours assis, Forrel fit le point sur la situation. Salhïde aimait déjà ce type, tandis qu’Efilide et lui-même semblaient d’accord sur le principe : cet homme ne valait rien. Pas plus qu’un crottin de satyre ou qu’une morve de goule. La comparaison mentale qu’il venait de faire dessina un léger sourire sur les lèvres du dieu. Pourquoi fallait-il s’intéresser à ce bipède insignifiant ?

    Le Dieu de la Terre fut plus attentif lorsqu’Efilide parla, usant de méthodes stylistiques tout à fait idoines et particulièrement amusantes aux yeux de Forrel. Elle au moins avait du bagou. Ce n’était pas comme son imbécile de frère… Il apprécia la manière subtile qu’avait eue la Déesse du Feu pour laisser espérer un peu de compréhension de sa part. C’était une stratégie extrêmement bien trouvée, et les mécanismes qui se mettaient en place dans la tête du Dieu de la Terre suivaient petit à petit le cheminement dont la voie venait d’être ouverte par la Sulfureuse.

    Vint ensuite le moment où Salhïde devait parler. Venant d’elle, Forrel n’attendait rien. Enfin, si, chaque fois, il la guettait du coin de l’œil, essayant de cerner ce qu’elle pensait et ressentait face à ces petits humains… Un jour, c’était certain, elle se mettrait à baver, comme le font les animaux en rut. Cette fois, cependant, elle se contenta de changer de couleur. Ses joues prirent une teinte que le Dieu de la Terre n’avait jamais vue sur personne d’autre que des bipèdes inutiles. La dernière fois qu’il avait vu un tel coloris, c’était sur les joues d’un humain qui avait approché d’un peu trop près les flammes d’Efilide. Mais la situation présente était loin d’être similaire.

    Quand la Déesse de l’Eau eut fini de parler, ce fut son tour et Forrel posa les yeux sur Kingsley pour la première fois depuis l’arrivée de ce dernier. Arquant un sourcil, le Dieu de la Terre marquait son désintérêt total pour ce puceron, mais il devait parler, c’était la tradition.


    "Tu es un criminel, Fred Kingsley. Tes agissements n’ont jamais eu d’autre but que celui de t’enrichir. De l’or, de l’argent… tu aimes tout cela, n’est-ce pas ? tu adores… Tu veux être le meilleur, tu veux être célèbre, tu veux que tes semblables te reconnaissent dans la rue… Et tu passes à côté de la réalité. Ton petit monde n’est que poussière. Et tu n’es pas mieux. Un vulgaire lombric qui se prend pour une étoile.
    Si au moins tu ne niais pas l’évidence… mais non, tu es le nombril du monde et le reste, tu t’en fous. Tes semblables, la terre, le monde… tout ça ne compte pas, le plus important c’est toi… J’estime que c’est un peu restreint. Même certains banquiers ont plus de cœur que toi… Pourtant, eux ne reçoivent pas de piano sur la tête. Vraiment pas de chance, ça, Kingsley…"


    Forrel savait pertinemment que ses "collègues" n’allaient pas accorder autant d’importance que lui aux actions destructrices pour l’environnement. Il avait donc dans l’esprit de faire jouer contre Fred son ego démesuré.

    "Je ne vois pas pourquoi on tergiverse encore. Ce mortel est un être vil, égoïste, inintéressant et vénal. Il n’y a rien à en tirer."
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Mer 30 Déc - 4:18

    Ouh il s'aimait. Il connaissait tellement bien Forrel pour savoir que son impulsivité prendrait toujours et encore le dessus. La réplique de son confrère le fit rire plus qu'autre chose. Il ne le prenait pas personnellement, pourquoi faire? Il était un Dieu, il n'avait rien à prouver à qui que ce soit.

    "Oh mon cher, décèlerai-je donc là de l'humour...dans votre bouche c'est bien rare....mais vous avez raison...il y a une différence...ma soeur est la reine, vous êtes le fou du roi"

    Il vouvoyait toujours ses collègues, sauf sa soeur. Sans doute pour monter qu'il avait plus de savoir que les autres. Après tout son arrogance était fondé. Il en savait bien plus que ces 3 là. Il pouvait expliquer n'importe quel phénomène à partir des mathématiques, de la physiques, de la chimie. Qu'on vienne lui dire que cela ne servait à rien. Heureusement pour lui ou malheureusement , on pouvait le voir selon les points de vue, l'humain eut toute l'attention des 3 autres Dieux. Sa soeur démarra le bal en trompe, comme d'habitude en mettant les pieds dans le plat de la façon la plus éfilidienne. Arman leva les yeux au ciel. Sa soeur en faisait toujours trop. Et un ton trop sec, et des paroles trop blessantes. Comme si cela faisait peur au mortel à ses pieds. Et oui, Arman avait bien vu que celui-là , Efilide n'arriverait sans doute pas à le mettre à sa place avec des mots. Après tout, Fred venait de ce milieu où les mots étaient, il faut le dire, une arme.

    Ce fut alors au tour de la docue Salhïde. Il avait toujours trouvé son côté humain fascinant. Cette patience et douceur qu'elle avait à expliquer. Mais mieux que personne, il savait qu'elle pouvait s'énerver. Cela avait dû être vers 400 avant l'ère romaine...ou peu-être asthèque....il avait une bonne mémoire des chiffres....mais les différents calendriers qui s'étaient succédés...pfiou...on s'en rappelle sur le moment pour les fêtes des Dieux et les saisons, mais aussi on les oublie. Quoiqu'il en soit, la Déesse expliqua en détail ce qu'on reprochait à ce Fred. En soit, rien de très extraordinaire. Il en avait vu passer des assassins, des violeurs, des criminels de guerre...o diable qu'il avait aimé la période après-guerre...tous ces allemands nazis...cela avait changé de tous ces juifs gazés qu'il fallait casé entre le premier et le deuxième ciel.C'est fou comment tout s'enchainer dans ce procès. Il était en train de repenser à 1945 que Salhïde avait déjà fini.

    Ce fut alors au tour de Forrel. Avant même qu'il ne commence, arman avait déjà les éléments principals en tête de l'argumentation de son confrère. Comme il était étonnant qu'il mette l'argument de l'environnement dans ce qu'il avait à dire. C'est sans doute pour cela qu'Arman préféra s'amuser à regarder l'ange scribe écrire. Il était marrant avec ses petites ailes qui ne servaient à rien et ses fesses roses toute prête à recevoir une fessée tellement c'était tentant. Le plus marrant dans l'histoire, c'est que pour Arman, c'était plus un nain de jardin qu'un ange qui était sur ce nuage. A le nuage. De l'eau en coton...ou du coton en eau...dans un sens cela revenait au même. Un jour l'un des pensionnaires avait cru que c'était de la barbe à papa...voilà que le Dieu de l'air se rappelait en plein procès qu'il avait oublié d'en goûter. N'allez pas croire qu'il ne s'intéresser pas à ce qui se passer devant lui , mais il avait mieux à penser et surtout trop. Ce fut un coup de chaud qui le ramena sur planète Paradis.


    "Comment? ...A oui...ça..."

    Il se mit à l'aise dans son fauteuil.

    "Cher maitre...comme vous l'ont dit si bien mes collègues ici présent...vous êtes....dans la merde jusqu'au cou...cependant je salue votre bon goût de façon de mourire...un piano...comme c'est romantique...j'en ai une larme à l'oeil..."

    A la larme. La poésie en faisait mention dans tellement d'ouvrage. C'est sans doute pour cela qu'Arman eut une nouvelle pause parole avant de poursuivre.

    "Personnellement vous n'avez aucun intérêt d'exister...vous n'avez rien accompli de notable...sauf bien sûr le nombre impressionnant de procès gagné...et pour finir vous avez un goût immonde pour ce qui est votre culture générale...mais votre affaire de piano...enfin nous parlons nous parlons...mais ..."

    Et là le fameux on a comprit arriva assez rapidement de la part de sa soeur. Comme c'était étonnant. Mais Arman avait fait sa part du travail. Il avait joué son rôle. Fred n'était pas le cas rêvé pour montrer de quel bois il se chauffait. Et au final sans lui, sa soeur ne pourrait exister. Ou avez -vous vu du feu qui brûle sans oxygène?
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Ven 15 Jan - 11:19

    Décidemment, tout ça était dément. S'il se réveillait d'un coup, et qu'on lui disait que tout ceci n'atait qu'une vaste farce de mauvais goût, il aurait pu rire, mais aussi étrange que celà fut, il savait que celà n'avait rien d'un rêve et qu'il était bel et bien mort. Mort. Merde, il avait eut une mort des plus stupides qui soit, et surtout il partait trop tôt, bien trop tôt. Et déjà le flot de reproches pleuvait. Il écouta ce qu'ils avaient à dire à son sujet. Tout ça il le savait déjà. Il avait fait un choix de vie. C'est vrai. Il avait assumer d'être l'avocat du diable comme d'autres devenait tyran, mais visiblement, la mauvaise foi était de mise parmi les grands de ce monde.

    « Je me doute qu'à vos yeux je ne suis qu'un être insignifiant qui ne doit pas être loin de la pire des ordures qui soit, mais vous oublier une chose. J'ai certes bel et bien fait relâcher des criminels, mais je n'ai fais qu'utiliser le don pour les mots que votre copain, plus communément apellé Dieu m'a donné à ma naissance. Et bien sûr j'ai aussi une chose à vous dire, vous omettez de dire aussi que les lois qui régissent nos vies là en-bas sont ainsi faite qu'elles peuvent être contournées par un rien. Vice de procédure, ça vous dit quelque chose? Je ne fais qu'appliquer la loi, comme elle est écrite, comme elle l'a toujours été bien avant moi, je ne suis pas le premier avocat à remettre en liberté de sales types, et certainement pas le dernier alors pourquoi je devrais servir d'exemple? Parce que vous vous ennuyez sur vos nuages célestes? Non merci. J'ai peut-être contribué à remettre en circulation des meurtriers, mais pense-t-on à ceux qui ont fait la loi telle qu'elle est? Celle qui par une simple erreur d'innatention de la part de ceux qui sont censés la faire respecter, contribue à ce que je puisse user de ces mêmes lois pour les faire sortir de cellule. »

    Il se doutait qu'il allait se heurter à un mur, car ils objecteraient immédiatemment l'argument qu'il venait de leur fournir. Mais c'était vrai pourtant. Il usait de son talent, celui que le bon dieu lui avait donné, celui d'avoir du charisme et surtout l'habilité de manier les mots avec aisance. Et pour ce qui était le gouffre juridique, c'était tout aussi vrai. Il gagnait ses procès parce que les lois qui régissent leur monde étaient mal faites, obselètes et mal adaptées, il ne faisait donc que jouer sur celles-ci comme n'importe qui avec un peu de jugeotte le ferait. Il faisait un métier comme un autre. On oubliait de dire que les défenseurs de la loi par essence, les policiers, étaient aussi des idiots parfois, des ripoux aussi, voir pire. Il n'était pas rare de voir d'anciens flics arrivé devant un jury parce qu'ils se sont pris pour dieu à cause de leur uniforme. Il pourrait citer au moins une vingtaine de cas qui lui venait en mémoire à l'instant. Alors qu'on ne vienne pas lui faire la morale, pourquoi voulait-on faire un exemple avec lui alors qu'il y avait là en bas encore des salops bien pire que lui?

    « Ce simulacre de procès ne rime à rien. Autant juger la Création toute entière. Osez-me dire que je suis le seul à vouloir m'enrichir, à vouloir être connu pour ce que je fais, à me satisfaire de mener à bien ma carrière? Oh s'il vous plait, concernant ma culture générale elle est très bien comme elle est, et qui êtes-vous pour la juger? Je sais bien des choses, je ne fréquentes simplement pas les personnes avec qui je peux en parler. Ma vie ne vaut peut-être rien, mais à ce rythme là, vous pouvez rayé de la carte notre chère planète, car mis à part certaines exceptions du genre Mère Thérésa ou Bono, je peux vous jurer que tous les autres sont comme moi. L'être humain est avide, quoi que les gens disent. Et ça serait vraiment idiot de me faire payer à moi seul le fait que les gens deviennent tous matérialistes. Je vais citer Oscar Wilde, preuve que je ne suis pas inculte. L'homme a cru qu'il importait d'avoir ignorant qu'il importait d'être. J'suis bien conscient que ma mort doit être distrayante pour vous, surtout vu comment je suis parti, mais ne me mettez pas sur le dos un crime que je partage avec près de six milliards de peersonnes là en-bas. »

    Non mais. C'est vrai ça, il n'était pas le seul à aimer l'argent, que faisait-on des émirs arbaes qui respiraient les dollars dès l'aurore? De ces magnats de la finance qui jouaient avec des millions de dollars, l'argent des petites gens comme si c'était un simple pari. Ne parlons pas des petites héritères à la Paris Hilton car là, il ne tarderait pas à monter sur ses grands chevaux, parce que dans le fond, oui, il n'avait peut-être pas le meilleur des jobs, il ne défendait pas le monde en sauvant la veuve et l'orphelin, mais à ce rythme là, je peux vous dire que la Terre connaîtrait un sacré pic de mortalité s'il fallait se débarasser de tous ceux qui enfraignait les lois divines. A ce rythme là, quand on écrase une mouche, on transgresse déjà la loi divine "tu ne tueras point", si toute vie est un trésor, c'était bel et bien un crime non? Tout ceci commençait donc déjà à sérieusement l'ennuyer. Il comprenait qu'ils puissent s'emmerder là-haut, mais de là à faire preuve d'une telle mauvaise foi...
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Ven 15 Jan - 14:45

    Juste après que Salhïde eut pris la parole, ce fut au tour du Dieu de la Terre et la Déesse de l'Eau ne put s'empêcher de baisser la tête en affichant une grimace compatissante à l'adresse du jeune avocat, le pauvre allait s'en prendre plein la tête parce que Forrel détestait les humains au point de vouloir tous les exterminer. Le souvenir du tsunami qu'elle avait causé dans l'un de ses Océans lui était, comme qui dirait, resté en travers de la gorge mais, la Déesse avait été incapable de le punir d'une quelconque manière, en privant ses précieux arbres d'eau, par exemple. Salhïde n'était pas aussi cruelle que lui, cela se voyait rien que par sa manière de regarder Fred et de lui parler, elle était toute chamboulée par cet humain qu'elle trouvait hors du commun mais, la Déesse de l'Eau était connue pour s'enticher de n'importe quelle créature s'aventurant dans cet endroit et les autres Dieux le savaient très bien.

    Forrel lui répondait avec une telle froideur que Salhïde eut un frisson qui parcourut son échine et fut prise d'un soubresaut, au début, elle croyait que Arman en était à l'origine mais, ce dernier avait l'air plongé dans ses réflexions, comme toujours et pourtant, c'était à lui de parler... Lorsqu'il en prit conscience, ce dernier poursuivit sans même avoir entendu ce qu'avait dit son collègue mais, cela faisait des milliers d'années sinon plus que Forrel répétait sans cesse la même chose. Salhïde fut outrée par les propos employés par Arman, elle ouvrit la bouche et laissa échapper un bruit caractéristique pour lui montrer son mécontentement mais, n'osa pas le rappeler à l'ordre, elle n'était pas Efilide et cette dernière n'en avait strictement rien à faire, tout ce qui l'importait c'était de s'amuser un peu avec ce pauvre Fred.

    Cependant, Arman avait raison... Mourir en musique était quelque chose de très romantique, l'espace d'un instant, Salhïde repensa à l'œuvre de Roméo et Juliette qu'elle avait lu jadis et se mit à pleurer à chaudes larmes, secouant sa main devant son visage pour faire de l'air.

    « Veuillez m'excuser. » dit-elle d'une petite voix brisée avant de se tourner légèrement.

    Étant la Déesse de l'Eau, il était normal qu'elle fut en proie aux larmes, de magnifiques larmes qui creusaient des sillons sur ses joues encore rougies par la présence de cet être humain qui finit par prendre la parole pour plaider sa cause. Salhïde craignait que les autres Dieux ne lui coupent la parole alors qu'elle buvait ses paroles, ses yeux suspendus à ses lèvres bien qu'elle essayait tout de même de garder une certaine maîtrise.


    « Vous vous défendez avec une telle passion... » lança t-elle d'un ton rêveur.

    C'est alors que Fred reprit la parole en disant que ce procès ne rimait à rien et qu'il serait préférable de juger la Création toute entière. Salhïde fut surprise et échappa un petit cri, ce n'était pas une chose à dire devant quatre Dieux chargés de décider si oui ou non les âmes peuvent accéder au Paradis ou s'ils seront damnées à tout jamais. La Déesse de l'Eau se crispa légèrement, jetant des coups d'œil à ses collègues dans l'espoir de lire quelque chose sur leur visage dénué d'expressions tandis qu'elle se demandait qui était Oscar Wilde... Elle se souvenait vaguement d'un homme brun aux cheveux mi-long, il venait tout droit du XXième siècle et il répondait au nom de Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde... Il était mort de quoi déjà ? Une méningite ?
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Mar 2 Fév - 0:03

    La vie d’un Dieu n’était pas aussi rose qu’on pouvait le croire… En tout cas, Forrel la trouvait fade et sans intérêt, cette vie… il ne se passait jamais rien et quand on le dérangeait, c’était toujours pour la même chose : un jugement complètement futile…
    Le Dieu de la Terre était irascible aujourd’hui. Peut-être plus encore que d’habitude. Et Arman n’était pas étranger à sa colère. Cet aérien de mes deux était terriblement lourd à supporter. Non seulement il était tout simplement une erreur divine, mais en plus il semblait se complaire ici, comme si ce n’était pas son lot d’être à la merci de l’ennui. Bon sang, mais c’était un Dieu à enterrer vivant, ça !
    Arman voulait user de l’ironie et, Forrel le savait, ce pâle type était bien capable de l’énerver plus encore qu’il ne l’était déjà. Avec son tempérament d’emmerdeur, le Dieu de l’Air avait toujours eu tendance à taper sur le système du Dieu de la Terre, mais parfois, il exagérait vraiment. Cependant, en présence d’un minable petit mortel, il fallait garder un minimum de contenance. Le Dieu de Gaia lança donc son regard le plus noir à Arman, avant de laisser tomber d’une voix égale :


    "Le fou du roi étant le personnage critique de tout souverain, j’accepterai cette place, tandis que le bâtard que tu es restera un vil ramasseur de crottin, s’acoquinant avec la bourbe et vivant dans l’abondance hérétique de contacts répétés avec l’étron humain."

    Car bien évidemment, Efilide étant la reine, cette andouille d’Arman n’avait rien d’un roi. A tout le plus, on pouvait le comparer à un écuyer crotté désirant un jour briller dans l’armure dorée d’un preux. Mais tout cela n’avait guère d’importance, après tout, ce n’était là que jargon humain pour parler d’un moins que rien.
    En attendant, Forrel avait beau essayer de ne pas fulminer, la présence seule du mortel devant lui suffisait à rendre la chose tout bonnement impossible. Et il imaginait déjà toutes sortes de manières plus originales les unes que les autres pour faire passer à ce trouble-ennui le goût de trainer par ici. Quant à Arman, il était tellement méprisable qu’il valait mieux ne pas prêter attention à lui.

    Lorsque l’Aérien prit la parole par rapport à ce mortel face aux Dieux, Forrel ne put s’empêcher de penser que cet imbécile de Dieu de l’Air n’était même pas capable de se montrer un tant soit peu rigoureux dans son job de Dieu. Et effectivement, Arman était distrait, comme s’il était encore une fois perdu dans une discussion fondamentale avec Platon au sujet des Idées ou ce genre de conneries. Comme si les humains pouvaient apporter la moindre once de savoir aux Dieux !

    Ensuite, ce fut au mortel de prendre la parole. Ce qui eut pour effet d’attiser à nouveau la fureur latente au sein du Dieu de la Terre. Il ne supportait pas les humains, mais alors, quand ceux-ci se permettaient de l’ouvrir, c’était fini, il ne répondait plus de rien.
    Emmagasinant les dires de ce microbe, Forrel laissa Salhïde parler avant lui. Il savait bien qu’elle aurait, une fois encore, des paroles douces et maternelles, qu’elle allait faire pencher la balance du "bon" côté pour l’étron, mais ça ne se passerait pas comme cela. Jamais il ne laisserait ce mortel tenir tête à Efilide. Ni à lui-même, d’ailleurs. Il était trop insolent, trop impertinent… et malvenu.


    "Une vraie passion, en effet. Dommage qu’elle ne serve encore une fois que ta propre cause, inepte créature. Tu peux citer Oscar Wilde, cela n'arrangera rien pour ton cas. Tu ne mérites pas d’exister et rien que pour ça, toutes tes actions, tous tes dires et tes moindres pensées sont des offenses aux Dieux. S’il ne tenait qu’à moi de décider, je te ferais arracher la peau et tu la boufferais durant l’éternité !"

    Oui, car Ptolémée et son foie, c’était une torture sympa, mais c’était mieux d’ajouter à l’agonie le supplice de l’auto-mutilation. Se sentir forcé de se faire souffrir pour expier ses fautes, c’était un concept très sympathique, au fond.

    "Malheureusement pour toi, mortel, ici il n’y a ni avocats ni vices de procédure. Nous décidons et tu subis. Le reste importe peu et, une fois que ton âme pourrira dans les ténèbres, nous t’aurons vite oublié, tout comme tes semblables t’oublieront très vite aussi. Les salauds sont rarement encensés lorsqu’ils sont tels que toi."
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MessageSujet: Re: God's Behaving Badly {Tournage}   Mar 16 Fév - 18:44

Et encore une fois le Tribunal des Dieux servait de théâtre pour l'incessant débat entre les Immortels . Arman et Forrel était constamment en désaccord et n'hésitaient pas à le montrer . Sahïlde était une fois de plus tombé sous le charme de l'accusé . Aux yeux d'Efilide son attrait pour un humain n'était que niaiserie . Quand à son frère , il avait beau être le dieu de l'air qui nourrit la flamme de passion que la Déesse Suprême incarne , celà ne l'empéchait pas d'agacer la Déesse . Elle se rangeait souvent à l'avis de Forrel, dont elle reprocher seulement sa haine un peu trop poussée envers les être humains . Les Dieux gouvernaient un Peuple et Forrel n'était jamais en accord avec ses sujets . Efilide ne leur accorder pas plus d'attention , cependant elle avait à leur égard une certaine sympathie pour l'avoir choisie elle , au travers du feu, comme emblême de la passion et de la haine . Elle qui détestait qu'on lui soit indifférente , était satisfaite de ce choix fait par son Peuple . En effet elle était la Reine comme le sous-entendait Forrel et tout le petit monde tourner autour d'elle , pour son plus beau plaisir !

"Inutile de jouer les cultivés avec nous Mr. Kingsley ! Et encore moins de faire l'enfant avec vos : Eux aussi ils le font et ils ne sont pas punnis ! Il me semble que celui qui est mort c'est vous ! Alors au lieu de vous défilez sur la cause humaine, je vous suggère de trouvez des arguments un peu plus pertinents ! Vous avez certes fait preuve de vos talents pour liberez des criminels mais peut être avez vous aidez des innoncents . Dans ce cas défendez votre innoncence Maître Kingsley !"

Cette référence ironique non plus à l'homme mais à l'avocat présent devant elle, donner un peu de piments à ce procès . Efilide trouvait celà presque plaisant , ridiculisez un humain fier était comme un jeu . Et elle y jouait .

Elle ne pretta pas d'attention au débat de Forrel et Arman mais leur jetta un regard noir . Un mortel n'avait pas être au courant des désaccords possibles au sein des Dieux qui régissent ce monde . Il pourrait s'en vanter et se servir de cette discorde comme arme contre eux . Les Dieux jouaient avec le Feu devant ce mortel et Efilide mieu que quiconque savait qu'à jouer avec cette ardeur on finissait toujours par se bruler . Quand à sa consoeur la Déesse de l'Eau qui s'était une fois de plus entiché de l'accusé , elle lui adressa seulement un soupir d'agacement .
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