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 London isn't so quiet [défi rang]

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AuteurMessage
Hugh Laurie
    [H]angover & Rock'n Roll

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Date de naissance : 11/06/1959
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Etat civil : divorcé / célibataire père de trois enfants
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MessageSujet: London isn't so quiet [défi rang]   Mar 23 Mar - 18:02

    Il y a des jours comme ça où vous avez envie de changer un peu les choses autour de vous. Alors, de deux choses l’une : soit vous arrachez votre chemise et montrez au grand jour votre superbe combinaison hyper moulante de super héros, soit vous n’avez rien d’un Superman, Batman ou Flash Gordon et vous vous en remettez à votre imagination et à votre savoir-faire. La première option avait beau être très tentante, il faut avoir pour cela certaines capacités physiques avant tout. Et Hugh n’était pas pour ainsi dire un Hercule aux tablettes de chocolat en béton et aux biceps en acier. Il était plutôt tablettes de chocolat un peu fondues et un sportif intellectuel, si vous voyez ce que je veux dire. Il restait donc la deuxième option. Faire preuve d’imagination, de créativité et de savoir-faire pour faire comprendre le message qu’il voulait faire comprendre.

    La volonté d’originalité excluait directement la publicité télévisuelle, même si l’impact aurait dès lors pu être mondial, ou au moins national. Une chanson ? non, c’était du déjà vu… le théâtre aussi… Raaaah ! la plupart des formes d’art avaient déjà servi à l’expression de ce qui pouvait clocher dans le monde ! Et puis, le Britannique ne se sentait plus assez jeune ni assez gracieux – si tant est qu’il l’avait été un jour… peut-être quand il jouait le lieutenant, George, dans Blackadder… lui c’était un personnage de grâce et de bêtise, donc peut-être… quand il était une star de music-hall, avec sa robe, sa perruque et sa pomme d’Adam terriblement saillante, c’était tellement bien fait que le général Melchett était tombé sous le charme – pour s’exprimer par le ballet ou la danse de salon.

    Ça l’ennuyait. Hugh aurait aimé pousser un grand cri, rendre son amertume publique et compréhensible, faire bouger les gens, les mobiliser… mais il ne trouvait pas le bon moyen pour cela. Tout cela l’ennuyait. Oui, c’était bien le mot le mieux adapté à la situation. Mr Laurie avait l’occasion de faire énormément de choses, dans sa vie de tous les jours, mais un retour aux sources s’imposait parfois. Comme aujourd’hui.

    Et soudain, l’idée lui vint. Une idée de génie. Quoi de plus naturel pour un acteur que de se tourner vers un art de la scène pour s’exprimer ? Bye bye la scène de consommation – car, il fallait bien le reconnaître, le succès de [H]ouse était dû à cela : ça plaisait aux gens, à la société de consommation – et bonjour la scène d’expression. Mais il ne voulait ni du théâtre ni du cinéma. Pas cette fois. Un vrai retour aux sources, ce n’était pas par là qu’il y arriverait. Et puis, ici, à Londres, il y avait des tas de possibilités autres. Hugh venait pour voir ses enfants, mais devait patienter. Et l’ennui s’était installé. Alors l’Anglais prit la décision qui s’imposait à lui : il pouvait attendre tout en travaillant des attitudes et des postures. Ça c’était du retour aux sources : avant l’invention du langage, la communication passait par le non-verbal uniquement. Alors le mime s’imposa à lui comme si c’était la méthode la plus logique et la plus sensée.

    Sitôt pensé, sitôt fait. Hugh chercha dans ses affaires et retrouva le vieux costume de scène qu’il avait eu envie de remettre. Il revêtit ainsi la tenue pompeuse, affectée et – faut-il le dire – un peu ridicule du Prince Régent, George, dans la troisième saison de Blackadder, avec ce pantalon blanc qui lui moulait les fesses et les cuisses, passé au-dessus de cette paire de collants blancs (rien de tel pour mouler les mollets). Au-dessus de la chemise à jabot, Mr Laurie enfila la redingote cousue de fil d’or – redingote qu’il eut quelque difficulté à fermer, ce qui le conforta dans l’idée qu’il devait faire un peu attention avec le chocolat – et posa sur son crâne la perruque blonde qui convenait. Hugh retrouva les souliers noirs à boucle dorée et, assis devant un miroir, il se maquilla, couvrant son visage – rasé de près pour une fois – de fard blanc, ajoutant les pommettes un peu rougies et appliquant par là la touche finale.

    L’effet était saisissant ! Le personnage royal de la série britannique se trouvait là, l’air aussi idiot que par le passé, malgré les rides bien visibles, sillons laissés par les années et souvent signe de sagesse. Souvent, mais pas toujours.
    L’homme se leva. Il avait un peu de mal avec les talons de ces souliers qu’il n’avait pas mis depuis des années ! mais il évita tout de même de se rétamer sur le sol.

    Soit. Juste le temps de vérifier qu’il était bien déguisé et Hugh était sorti.

    Les gens se retournaient peut-être sur son passage, le Britannique s’en fichait. Il avait un objectif. Il se l’était fixé, il y parviendrait.
    Mr Laurie traversa un petit parc, avec quelques difficultés, tant les talons l’embêtaient. Il s’assit un moment sur un banc, sous un saule pour reposer ses pieds et faire travailler ses fesses. Levant les yeux vers l’arbre, il constata que ce dernier offrait le risque un peu dérangeant des déjections d’avifaunes… il ne resterait pas là. Pas question de recevoir une fiente dégoûtante sur la perruque du Prince Régent… c’était presque une antiquité, après tout.

    Hugh se releva donc, bien décidé à trouver un endroit sympathique pour exprimer en silence ses opinions et son besoin de n’être pas reconnu que pour incarner Gregory House. C’était peut-être un peu idiot, mais il tenait à ce qu’on sache qu’il avait eu d’autres choses à son actif avant de jouer ce boiteux misanthrope. Simple caprice d’orgueil…

    Seulement voilà, en marchant vers la bouche de métro qui allait l’emmener à Trafalgar Square, Hugh se rendit compte que quelque chose clochait. Il ne pouvait pas être devenu allergique à son costume, ce n’était tout simplement pas possible… pourtant, ces démangeaisons étaient assez insistantes…
    Serrant les dents, l’acteur tâcha de ne rien laisser paraitre et de rester de marbre dans le métro. Evidemment, on le regardait. Et lui, il serrait les fesses, crispant ses muscles et essayant de convaincre, par télépathie, son coccyx de faire quelque chose pour faire cesser ces gratouilles qui envahissaient ses arrières. Mais rien n’y fit.
    Et quand Hugh descendit du métro, il plaça ses mains de manière étrange, l’une lui servant d’appui-tête, l’autre servant d’appui-poignet. Il fallait bien se donner une contenance et s’empêcher de se gratter jusqu’au sang : avec un pantalon blanc, ça aurait fait un peu bizarre… et puis, avec la chance qu’il avait, Mr Laurie était persuadé que s’il en arrivait là, il y aurait bien une femme de bonne volonté qui lui passerait une serviette hygiénique, pensant à une fuite… à moins que ce ne soit un vieillard bourré d’hémorroïdes… bref. Mieux valait éviter ce type d’humiliation publique.

    En arrivant à Trafalgar, l’homme songea qu’il aurait dû choisir un endroit où il aurait pu avoir un minimum d’intimité. Il aurait pu se soulager. Mais non, à cette heure, c’était noir de monde, il y avait des gens de tous les âges et de toutes les nationalités. Génial.
    Hugh prit place en plein milieu du square. Il imita Nelson, pour commencer, comme la statue se présentait à son regard, c’était un bon début. Et il était sûr d’arriver à très bien reproduire sa position. A un détail près… Les chatouilles et les grattouilles étaient toujours là, présentes, dérangeantes, insistantes… Mais qu’avait-il, bon sang ?
    Il se serait bien gratté contre un tronc d’arbre, façon ours brun, mais il n’y avait pas d’arbre ici. Et puis, de quoi aurait-il eu l’air, hein ? Non, il fallait rester planté là, en parodiant Nelson et en rêvant secrètement d’un bon rouleau de papier émeri pour s’arracher la peau des fesses et se soulager de ces terribles démangeaisons. Car bien sûr, les gens s’arrêtaient et le regardaient. Un enfant s’amusa même à jouer au jeu des 7 différences entre la statue de Nelson et lui. Et une vieille femme lui lança une pièce de 5 pence aux pieds. Comme s’il avait besoin de ça… sur le coup, il fut tenté de lui lancer en retour, mais alors le scandale aurait éclaté…

    Rester calme, surtout. Tenter de se détendre… les grattouilles ne restaient pas en place. Elles se déplaçaient… Des puces ? Des poux ? merde, si c’était ça, son costume était fichu… ou en tout cas, il était juste bon à faire un tour dans un nettoyage à sec capable d’arranger ça discrètement, sans que les journaux ne titrent le lendemain "Hugh Laurie et les morbacks" ou ce genre de titre gracieux dont on se passerait volontiers… Allons, les poux, ça va dans les cheveux. Pas sur les fesses. Il fallait des poils pour s’accrocher et Hugh n’avait pas des fesses de gorille. Sans les avoir rouges, il était plutôt du genre babouin, pour le coup. Donc, on pouvait éliminer les puces et les poux. Quelle bestiole pouvait gratter autant et se déplacer dans de pareils endroits ? des fourmis ? Han… c’était sans doute l’idée la plus sensée qui lui était venue depuis qu’il était debout à cet endroit, un troupeau de gosses autour de lui et des touristes attroupés qui le regardaient en souriant.
    Bon, il fallait bien bouger. Trouver un endroit où s’asseoir serait plutôt sympa. Il suffirait de bouger doucement les fesses et de se cambrer un peu pour pouvoir écraser les bestioles et se gratter discrètement.

    Tout à coup, Hugh changea de position : ses jambes bougèrent, la jambe droite se pliant légèrement et la gauche reculant d’un pas, tandis que la bouche de l’Anglais s’ouvrait en un O parfait et grotesque et que sa main droite, l’index dressé, indiquait quelque chose au-dessus du bâtiment le plus haut du coin. Evidemment, tout le monde s’empressa de regarder dans cette direction et Hugh, comme un automate, se déplaça jusqu’à un banc de pierre où il put s’asseoir, affichant un sourire imbécile et figé. Et il mit son plan à exécution : tandis qu’il mimait le prince George découvrant les mots rigolos du dictionnaire, il commença à crisper et décrisper les fesses, jouer légèrement du bassin pour tenter de frotter doucement cette partie charnue de son corps contre la pierre…

    A ce rythme-là, ça prendrait du temps. Mais du temps, il en avait à perdre, justement. Alors Hugh resta ainsi, changeant de position de temps à autre, imitant les mimiques les plus célèbres de son imbécile de personnage et essayant encore et encore de faire cesser son calvaire…

    Ça lui apprendrait à avoir des idées saugrenues !
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